Du gâteau des familles: petits bruns, café, crème au beurre et chocolat
carte d’identité! carte de séjour!
bonjour!
L’autre jour, de retour de chez la pédiatre que j’avais visitée trois fois en cinq jours histoire de soigner sans efficacité immédiate des 40° de fièvre, des otites et des vomissements intempestifs sur un canapé, un tapis et quelques manteaux, après moult lessives et asticages, force bains, câlins et chansons (de jour, de nuit, pendant des heures, tout est permis), je me suis dit: « Tiens! j’ai deux minutes de creux! je risque de m’ennuyer! si je préparais un super gâteau café-chocolat fourré de crème au beurre, histoire de faire honneur aux maladies infantiles qui nous gâchent les vacances? Avec un peu de chance, aucun félon de l’Intérieur ne s’incrustera chez moi pour me forcer à partager ce délicieux gâteau! Que la Commune soit! Ainsi parlait Zarathoustra! » (toute une famille malade, croyez-moi, ça fatigue les sens et l’esprit).

la crème au beurre: un défi social de poids
De fait, j’ai obtempéré à mes propres ordres car je ne suis un insoumis que face aux bretteurs inconséquents de gouvernements cataclysmiques, niant le droit de grève et de revendication des travailleurs en faisant passer ce principe fondamental pour du chantage de rue (Cécilia, camarade femme! vas-y, éclate-toi, venge-nous, il ne nous reste plus que ça!).
Pour honorer les miens, ma petite bande de Ricoré valétudinaire, qui boit de l’advil et du doliprane, qui croque des efferalgan et des actifed et qui se fait injecter à domicile de la rocéphine par des barbus sous-payés, j’ai procédé à la préparation du gâteau le plus réconfortant que le prolétariat connaisse, le « Petit brun au café, avec de la crème au beurre et le glaçage au chocolat » (clic).

puisque je vous dis qu’on sait vivre, à gauche
En plus comme ça j’ai révisé ma crème au beurre pour la bûche de Noël. Au fait vous faites quoi, vous, pour le repas de Noël? Moi j’hésite encore vachement.
Que les briseurs de grève avec tonfa se rassurent: je n’ai pas manqué de me régaler de ce dessert fringant, comme un franc viveur qui sais cueillir les bonnes choses de la vie là où elles sont, sans m’embarasser d’atermamoiements stériles de cacochymes abâtardis.
Vive la sociale, et bonnes vacances!
29 octobre 2007 par grandchef | Catégorie: SUCRÉ | 100 spirituelles interventions































