sur le pouce ou pas (4)
A zlatà Praha (finissons-en, les prochaines vacances arrivent déjà!), nous n’avons pas mangé que des petites choses grasses au coin des rues.
Après le solide Frühstück Buffet de l’hôtel, qui nous occupait presque une heure (Léonard* commence déjà à engloutir des quantités de nourriture qui ne lassent pas d’éblouir), nous attaquions ragaillardis nos visites, grignotions quelques horreurs déjà évoquées, afin de goûter-dîner joyeusement aux alentours de 17 heures.
Ce système avait déjà fait ses preuves en Autriche et correspond bien à mon porte-monnaie, au rythme hivernal (d’ailleurs tous les restaurants étaient bondés à cette heure-là comme quoi c’est pas non plus l’idée du siècle) et, surtout, à la gastronomie d’Europe de l’Est. En effet, manger du goulasch ou du boeuf stroganov deux fois par jour, nos corps n’auraient pu le supporter qu’avec effroi.
Par deux fois nous avons osé sortir l’appareil en plein restaurant, devant les gens, et photographier subrepticement un ou deux plats. Avec encore un peu d’entraînement, nous pourrons bientôt jouer les François Simon du Gasthof!
L’accompagnement que vous apercevez et qui nous a été systématiquement servi quelques soient les plats commandés, sont des Knedliky. Les rondelles blanches, ce sont des kynuté knedlìky ou knedlìky de pâte levée, soit des petits pains cuits dans de l’eau bouillante et servis coupés en tranche. Il en existe d’autres sortes, tout aussi fortifiantes et indiquées en cas d’hypoglycémie : les bramborové knedlìky (knedlìky de pommes de terre) et les houskové knedlìky (knedlìky de mie de pain). Pour ceux qui connaissent, ça équivaut aux semmelknödel ou knödel divers allemands.
C’est sympa avec beaucoup de sauce, mais ça passe avec tout, du moment que vous avez faim.
Rezept
Kynuté knedlìky
Délayer 15 g de levure dans 1/8 litre de lait tiède, ajouter un petit peu de sucre et laisser agir avec la levure, puis mélanger avec 500g de farine. Ajouter un oeuf et une pincée de sel.
Bien mélanger et laisser reposer une heure. Former ensuite les knedlìky sur un plan de travail fariné, recouvrir d’un linge et laisser encore reposer. Les plonger dans de l’eau bouillante, couvrir et les laisser barboter 15 minutes, enlever le couvercle et laisser encore gonfler quelques minutes. Couper avec une ficelle les knedlìky bien égouttés en tranches, et les arroser de beurre fondu.
Source: Les meilleures recettes tchèques, Harald Salfellner, éditions Vitalis, Praha 2007.
Occurences remarquables :goulasch, knedlìky, knödel, Prague, restaurant, vacances
















Vivement les prochaines vacances alors :-)
(A Vienne, nous avions aussi adopté ce rythme-là, et c’est vrai que ça fonctionne bien)
Ah, voilà qui me rappelle des souvenirs! Dégustés dans un décors art-nouveau avec du canard en sauce…
C’est clair que c’est pas de toute légèreté, mais avec le climat qu’ils ont par là-bas, faut bien ça…!
Mainenant tu travailles pour le Figaro?
Ces horaires ne fonctionnent pas avec nous. Sans un dîner à 8.30/9h, je n’arrive pas à dormir. J’ai faim.
Euh, la prochaine fois on compte sur vous pour aller en vacances plus au sud.
Ah les Knödels…Peu de succès à la maison pour ces petites boulettes qui tiennent au corps sauf avec le petit dernier mais il est né à Munich alors ceci explique cela!
Ah, les knedliky, je croyais que ça n’étouffait que les chrétiens ;-)))) A part ça j’adore lire tes récits de touriste à Prague. Cela me rappelle des souvenirs lointains mais encore vifs.
c’est vrai qu’en hiver je ne dirais pas non…après une bonne journée de marche….sinon, je ne sais pas….là on part en Belgique….je serai moins dépaysée!…..
Les boulettes de pâte pragoises, c’est vraiment pas mon meilleur souvenir ! Mais le rythme gros petit déjeuner, dîner tôt, on pratique presque toujours en vacances, ça se prête bien à une journée grasse matinée.