Léonard*, le fils prodige

Né en 2001, le jeune fils de Grand Chef  et de Ma Femme ne s’appelle pas du tout Léonard dans la vraie vie, mais ce prénom symbolise assez bien l’enfant : intelligent et rare, curieux de tout, athlète émérite et musicien doué, ce bel enfant, quoique légèrement myope et d’un caractère plutôt taciturne, fait la joie et la fierté de ses parents.

Il aime lire des bande-dessinées aux toilettes et la salade de tomates. Nager à la piscine et le Nutella. Jouer à la « motodip » (ne me demandez pas ce que c’est, tout le monde l’ignore, même –et surtout- lui) et les raisins secs mais seulement nature, pas dans des gâteaux ou le couscous par exemple. Il aime les maths (mais pas la géométrie) et les moelleux au chocolat avec un cœur coulant. Ecrire des formules de potion magique et les moules-frites de sa grand-mère hippie cracra. Aller au cinéma avec sa mère et le Schweppes avec une rondelle de citron vert. Prendre des bains de pied en regardant Roland Garros. Chanter dans la voiture. 

Il déteste par dessus tout les petits pois : à l’âge de quatre ans, ce petit garnement a imposé à ses parents la signature d’une convention collective imposant l’absence ad vitam aeternam de petits pois dans leur cuisine ; en échange, il doit accepter de tout goûter sans râler, ce à quoi il se plie depuis lors avec une étonnante rigueur, au vu de son jeune âge. 

Ce jeune homme n’a pas fini de vous étonner. Déjà, il sera médecin, et après, policier dans un zoo, pendant les vacances.

Et puis il gagne des médailles à la natation, les courses d’endurance à l’école, il roule sur son nouveau vélo (avec des vitesses) comme un chef,  il a des mollets en béton, un pur grimpeur, quand il aura quinze ans, il fera l’Alpe d’Huez avec papa. 

Sa ténacité, son opiniâtreté, son perfectionnisme, sont des qualités certes agaçantes au quotidien, mais qui font de lui un garçon incroyable, quand même.

Qu’ajouter? d’une grande beauté, au rire sonore, sentant l’abricot, cultivant son jardin candidement quoiqu’avec rigueur (des fraises tentent de pousser sur le rebord de sa fenêtre), ce passionné de schtroumpfs à l’appétit d’oiseau qui renifle son index après s’en être gratté l’oreille mérite amplement que papa lui fasse le balai (un tour en Nimbus 2000 fabriqué maison dans le couloir) et maman la navette spatiale (ce serait trop long à expliquer) avant d’aller au lit.


Recht gut, mein lieber junge!


Concours1
envoyé par Pimpantesybarite

 

Je vous demande de vous arrêter...arrêtez-vous!