Patates douces au four et cobbler aux pêches

Me voilà de retour en cuisine après quelques mois mouvementés (la vie continue, n’est-ce pas). Bon, peut-être bien que personne ne m’attendait plus mais il y a sans doute quelque part, derrière un écran, grand ou petit, sale ou pas, une personne heureuse de me retrouver! Et moi aussi, j’en suis content! Salut à toi, j’ai envie de dire!

Figure-toi qu’il a fallu déménager une fois, puis deux, changer un peu de boulot, ponctuer les vacances de visites administratives diverses et variées, pour enfin arriver en terre inconnue (ou presque)*.

Bref, on va pas se plaindre non plus, les vrais problèmes sont à Washington, où le pire dans l’histoire, au fond, c’est que DSK n’utilise pas de préservatifs. C’est pourtant pas faute de le répéter, non?

A part ça, ce soir, voilà ce qu’on a dîné: des patates douces au four, juste coupées en carrés, mêlées d’huile d’olive, de sel et de poivre (optionnel quand on n’a pas des enfants qui font mine de vomir dans leur assiette dès qu’on s’éloigne de sentiers battus: un peu de cannelle et de piment), cuites 20 à 30 min à four très chaud, servie avec une petite salade de concombre du voisin.

En dessert, un super truc trouvé chez Cakes in the city, le Cobbler aux pêches, que l’on pourrait définir comme une sorte de tarte tatin, ou de tourte sans fond, ou de crumble pas crumble? un cobbler, quoi. Je me suis vraiment senti chez moi dans ma nouvelle cuisine quand la délicieuse odeur de fruits sucrés s’est répandue partout. Un vrai moment de bonheur!

Sur ce, vu qu’on ne le répètera jamais assez: restez couverts!

*D’ailleurs on va jouer: à ton avis, où j’ai atterri, cette fois?

 

Occurences remarquables :cobbler, DSK, patate douce, pêches

Le guacamole de Benoît Hamon

Salut la compagnie!

Comme tout le monde en ce moment j’espère (et histoire d’oublier le quotidien tragique vacillant entre col de chemise souillé et pédicure douteuse), je suis remonté comme une pile derrière Gaël Monfils (#opiumdupeuple).

La recette idéale pour bien profiter d’un match qui s’éternise, me paraît être le guacamole de Benoît Hamon: doux et néanmoins relevé, délicieusement parfumé avec un goût d’ailleurs, ambiance soleil et bière frappée, idéal pour gagner un match en beauté, il a l’avantage d’être de gauche et à la pointe de la modernité: tweeté et retweeté!

 

Occurences remarquables :avocat, Benoît Hamon, coriandre, DSK, Gaël Monfils, guacamole, PS, Roland Garros, twitter, vacances

Galettes de son d’avoine et fromage blanc 0%

Grüss Gott!

Aujourd’hui on va causer régimes et pur gras puisque c’est la saison.

Le titre, c’est le régime de notre champion cuvée 2012, François Hollande. J’ai peur qu’il n’aille pas loin avec seulement ça dans l’estomac.

A l’exact opposé de ces considérations diététiques, j’ai entendu à la radio ce matin que le président de la République Française, un homme qui porte des talons pour se réhausser au niveau des autres hommes, appelle DSK « Calzone » car il est je cite « gros et plein d’orgueil ». Je m’autorise donc à appeler Sarkozy « chausson aux pommes » car il est, je me cite, « petit et plein d’orgueil ».

ça c’est un calzone de 2007; franchement j’ai fait des progrès!

Après cette mise en bouche guère appétissante, passons à mon dîner de ce soir.

D’abord, il y aura du concombre farci de crème de thon, que les enfants bouderont ensemble, dans un bel élan de solidarité fraternelle.

Après, des escalopes de dinde grillées avec des épinards hachés surgelés (que nous dégusterons, dans les larmes et les suppliques de ma Joyeuse* qui a un problème avec le vert, parce que c’est pas beau comme le rose ou le violet, figurez-vous).

En dessert, de la compote de pommes (industrielle) (enfin à base de pommes quand même).

 

Voilà comme on se nourrit dans la vraie vie pour avoir des forces, et grandir.

Occurences remarquables :calzone, DSK, épinards, François Hollande président

Les chats ne font pas des chiens (gâteau)

Malgré tous les espoirs conjoints de leur mère et moi, nos enfants semblent s’orienter vers des personnalités franchement insolentes, voire artistes (tout au moins bruyantes).

Et en plus c’est comme les chats, on est obligé de les garder, on s’est comme qui dirait engagé.

gateau1

Mais enfin, à l’heure où Marine Le Pen nous promet d’arriver en première position aux élections présidentielles, c’est un moindre mal. Comme dirait Léonard*, qui a un sacré sens de la formule quand il s’agit de ranger sa chambre, « la vie est injuste, rien de nouveau sous le soleil ».

Ceci dit, j’aimerais bien voir les électeurs UMP devant un choix cornélien entre Le Pen (parce que c’est bien ce qu’elle est, alors arrêtons de préciser son prénom comme s’il s’agissait de quelqu’un de différent) et n’importe qui du PS, façon 21 avril. M’est avis qu’on aurait des frissons à l’heure de vérité.

Enfin les vrais problèmes sont à Tripoli.

Sur ces riantes perspectives d’avenir, voici un gâteau qu’on a inventé nous-même, à partir de plusieurs recettes trouvées grâce à un googlisage d’une rare finesse (recette gâteau blanc d’oeuf):

Gâteau blanc dedans, aux pépites de choco

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Battre en mousse grossière (donc pas complètement montés, disons bulleux à la fourchette) 5 blancs d’oeufs.

Ajouter 170g de sucre, un peu d’arôme de vanille ou de sucre vanillé, 115g de poudre d’amande, 85g de farine + 1 cuiller de levure chimique, 180g de beurre fondu et 100g de grosses pépites de chocolat.

Verser dans un moule recouvert de papier sulfurisé (ou beurré et fariné) et cuire à four préchauffé 180°C pendant 30 minutes.

Une fois cuit, faire refroidir sur une grille.

Manger au petit-déjeuner. Il est délicieux, à la fois moelleux, dense et léger, avec une croûte légèrement caramélisée.

Bon appétit.

Occurences remarquables :21 avril, blanc d'oeuf, gâteau, Léonard*, les connards de l'UMP, Marine Le Pen, Sarkozy, victoire électorale